Voici les coulisses du tournage du court métrage Fujisan
que j'ai tourné au Japon.
Vous allez voir, ce n'était pas de tout repos.
Mais avant le tournage, on commence toujours par la visite des décors.
Nous voici à Fujiyoshida, une des villes près du mont Fuji.
On fait le repérage pour trouver un petit peu les lieux.
On les connaît, mais on va les voir, et surtout admirer aussi
le mont Fuji parce que je n'ai jamais été aussi près.
On va découvrir le mont Fuji
s'il est embrumé ou pas embrumé.
Le verdict ?
Belle déception.
On tourne vendredi et samedi.
Est ce que ça va se dégager pour le jour du tournage ?
C'est un mystère énorme.
Peut-être qu'on a traversé toute la planète
pour ne pas voir le mont Fuji. C’est possible.
Y’a un monde où vraiment on a fait tout ça pour rien.
Comme le nom du court métrage, vous l’avez compris
C'est quand même “Fujisan”, je suis un peu comme ça.
- Là, on voit mieux, non ? - Non.
Certes, ça commence mal, mais tout n'est pas tout noir.
Le propriétaire de la boutique où on va tourner
nous a gentiment offert ses spécialités.
Il fait pas mal de yakidango.
des petites boulettes de riz sucrées, c’est la première fois que je goûte.
C'est sucré, mais y’a un petit côté aussi un peu salé.
Ça se mange très facilement.
Aujourd'hui, c'est une journée importante.
On commence des essayages, des répétitions.
Il faut savoir que nous sommes actuellement très en retard.
On commence par prendre en photo les comédiens en costumes.
Car rappelez vous, dans Minori, Adrien cherche Minori
à travers les décors qu'elle a dessinés
et dans Fujisan, Minori cherche Adrien.
à travers les personnages qu'il a dessiné.
Il y a Koko, l'illustrateur qui va nous faire
les personnages en “yōkai”.
Mais je lui fais un petit croquis pour l'aider un peu.
C'est le vieux monsieur qui devient un “kappa”
j’ai choisi quelqu’un avec une calvitie
pour que ça évoque un peu les cheveux du kappa
et son trou dans la tête.
Chaque personnage correspond à un monstre du folklore japonais
notamment le tanuki qu’on peut reconnaître
grâce à ses énormes testicules
Je retrouve les comédiens principaux trois ans plus tard
C’est le temps qu'il a fallu attendre à cause du covid.
J'en profite pour détailler la nouvelle histoire.
La nouvelle histoire est un miroir au premier court métrage.
Après les couleurs du printemps, les couleurs de l'automne.
On est centré sur Minori.
Cette fois ci, c'est elle qui cherche Adrien.
On fait les premières répétitions avec un peu tous les comédiens
et je me rends compte qu'il faut que j'apprenne mes lignes en japonais,
ce qui est parfaitement effrayant.
Il a augmenté ton niveau de japonais ?
Il a un petit peu augmenté. Mais pas beaucoup.
Et vous allez voir ? Pour ma toute première séquence en japonais
je vais tout déchirer.
Attend, je la refais un coup.
On est à côté de Enoshima. C'est un endroit que j'adore vraiment.
À chaque fois que je vais au Japon,
je passe toujours une petite journée dans ce coin là.
C'est vrai que c'est un lieu très sympa pour le tournage avec la vue sur Fujisan
dommage que l'eau soit trop froide.
sauf pour Arthur, mais Arthur est breton, donc ça compte pas.
Mais Enoshima n'est pas un endroit si paisible.
On prenait notre déjeuner tranquillement.
Quand des buses se sont mis à nous attaquer
elles ont attrapé nos sandwichs.
On a dû se planquer dans les vans.
L'oiseau me l’a volé de mes mains.
Il suffisait de lire les panneaux en fait.
Pour se rendre à Enoshima, on emprunte la ligne Enoden.
qu'on a pu voir dans des mangas ou des animés.
Dans Slam Dunk, par exemple.
Dans le train on a croisé des lycéens
qui ont accepté de faire un peu de figuration.
Voilà, j'ai gagné un abonné.
et je peux vous assurer que des trains, on en a pris plein.
des grands, des petits, des Naruto.
Ça me fait toujours marrer d'imaginer des vieux japonais
qui s’en branlent des mangas et qui montent dans ce genre de train.
on mangeait dans le train, on filmait dans le train.
Bref, train life.
Des jeunes Japonais se demandaient ce qu'on faisait dans leur quartier
alors je leur montre ma chaîne YouTube.
On gagne des abonnés partout, même au Japon
Parfois dans les tournages. on manque un peu d'espace.
Alors c'est pas facile de rester concentré.
J'ai la chance de pouvoir tourner dans un décor
qui me tient particulièrement à cœur.
l'Atelier du mangaka
où l'on voit un petit peu l'univers d'un vrai mangaka.
C'est un auteur qui a sorti pas mal de mangas à succès
et qui nous ouvre les portes de son atelier
pour pouvoir tourner notre petite séquence là-bas.
Moi qui suis fan de mangas, je suis très honoré
de pouvoir tourner dans ce décor.
Merci beaucoup Shinji Hiramatsu.
D'ailleurs, vous avez peut-être déjà vu nos figurants.
- Merci Saaya. - Merci Cyprien.
Saaya que vous pouvez retrouver sur les réseaux sociaux
puisqu’elle vous apprend le japonais.
Je vous apprend le japonais sur Instagram.
Merci beaucoup pour ta participation.
Si tu veux te lancer dans le manga, tu peux le faire maintenant.
Merci.
Ce n'est pas le seul décor exceptionnel.
J'ai la chance de pouvoir tourner chez un vrai éditeur de manga, Libre
Leed Publishing. C’est trop bien ici.
Il y a Golgo 13, un manga hyper connu au Japon.
Téma le nombre de tomes qu’il y a.
207 volumes.
Tu vois, les 100 tomes de One Piece...
On trouvait que ça faisait un peu mon personnage d’Adrien.
Si quelqu’un peut me dire de quoi parle ce manga.
Aujourd'hui, on a deux super figurantes.
- Nous avons Enchanté Erica. - Salut.
je parle de la culture japonaise, de la culture française.
Et nous avons Julie Japon
qui partage la culture française et japonaise
- sur ta chaîne YouTube. - Exactement.
Et ensemble d'ailleurs, vous avez fait un petit court métrage
“Minorien”, qui est un spin-off de Minori.
Si vous voulez voir ce qui se passe en même temps que Minori
Vient le jour du tournage face au mont Fuji.
Alors, est-ce qu'on va le voir ?
Est-ce qu'on a fait tout ça pour rien ?
Fujisan est là !
Comme quoi, il suffisait d'y croire.
C'est une bonne phrase de teubé.
Pas mal la vue, non ?
les plans les plus important sont à la fin de la journée.
Ensuite, il reste les plans à Paris, la météo dit qu'il pleut.
Non, c’est dans longtemps !
Il faut savoir que le spot le plus connu de Fujiyoshida
est aussi le plus dangereux en terme de passages de voitures.
désolé pour tous ceux qu'on a dérangés
Mais ça valait le coup.
On tourne avec des écolières avec le fameux petit chapeau jaune
quand elles sont en excursion.
Je voulais avoir ce genre de personnage dans le film.
C’est bon, on l’a !
C'est très sympa, avec le vendeur, les petites.
C'est très marrant, très mignon.
Il arrive, il arrive.
C'est plus “guérilla” que le premier.
Comme il y a beaucoup de déplacements entre des villes et des préfectures,
on tourne encore plus en zbeul.
On va aller se recueillir un peu
avant de faire le tournage ici.
C’est bon je me suis recueilli au sanctuaire Arakura.
Maintenant tournage.
Les mikosan ce sont les apprentis prêtresses
qui travaillent dans les sanctuaires.
On a une comédienne qui fait la mikosan du film.
Et on a des vrais mikosan qui passent vraiment le balais.
Il reste les derniers plans très importants à faire ici.
On dirait qu'il manque quelqu'un.
J'ai l'impression que la prière n'a pas été suffisante.
Le mont Fuji a à nouveau disparu.
La comédienne a monté les marches une bonne dizaine de fois.
Sachant que pour toute l'équipe, juste une seule montée
c'était déjà très fatigant.
C'est un tournage très très sport.
Il faut savoir que le personnage d’Adrien ne monte pas du tout les marches.
Vous vous rappelez de cette scène
où il n'y a personne à côté de la pagode ?
En réalité, ça ressemblait à ça.
Mais finalement, le monde, c'était pas le plus gênant.
Il manquait surtout le mont Fuji.
On a une belle lumière
mais on a pas du tout le mont Fuji, ça c'est sûr.
- Mais à chaque problème sa solution. - La magie des effets spéciaux.
Et voilà.
Sans le mont Fuji mais on l’a fait.
Le tournage au Japon est enfin terminé.
Je suis très satisfait des images
et c'est désormais le moment d'aller en France.
On en profite pour tourner des images à l'aéroport et dans l'avion.
Et on enchaîne directement avec le tournage à Paris.
Nous avons une excellente nouvelle.
Il s'avère qu'il va faire plutôt beau.
Il s'en va, il s'en va.
Ils ont des livraisons.
Il y a du passage quand même à la place de la Contrescarpe.
Ça va le faire.
Mais au fait, comment on fait pour faire tenir une valise sur un Vélib ?
Grâce à la magie du cinéma.
Bon ça n'empêche pas le vélo de tomber par contre
C'est ainsi que Miharu découvrit les joies du Vélib parisien.
Deuxième.
Et bien devinez quoi ?
Faut pas lui dire deux fois.
Je crois que c'est une des rares fois où je tourne vraiment
une vraie séquence dans le métro.
Il est dans 8 minutes je crois.
Je pense que j'aurais plus étalé
de sorte à ce que les gens lui passent devant, mais pas tous en même temps.
On est parti tous les deux à gauche.
On s’est rentré dedans, on a bousculé l’actrice.
On est désolé si tu regardes.
On est à côté du Paris-Tokyo.
Je suis Parisien mais je suis un Parisien sympa.
Tu parles un peu en français genre
Le “niktamer” faut vraiment que tu le répètes, du genre
“niktamer ?”, c'est pas une surprise totale.
c’est genre... tu viens d'entendre ça ?
Ça veut dire quoi en japonais ?
Ça veut dire “pour aller à”
C'est un gars qui avait déjà évoqué ça.
Un japonais qui est arrivé en France.
Quand il a dit ça, j'ai explosé de rire et je me suis dit
je vais l'ajouter.
C’est Tokyo no Jo sur YouTube
que vous avez pu voir au début du court métrage.
Vous pouvez aller voir sa chaîne, il parle du Japon.
Abonnez-vous.
En plus du Japonais, sur ce tournage
j’ai aussi appris à parler avec les mains.
En fait non, je suis nul aussi.
Dis-moi Cyprien, ça ira plus vite.
Trop bien.
C'était très beau.
Une nouvelle séquence en Vélib. Ça nous avait manqué.
- On coupe ! - Attention...
C'est la grève aujourd'hui donc tout le monde était dans les bouchons
ou dans les transports qui veulent pas venir.
On commence avec 1 h et demie de retard
avec Miharu on s'amuse à flasher les Invader.
Il y en a un millier à Paris
je lui ai dit que c’était une belle manière de visiter la ville
de retrouver tous les Invader.
Elle en a déjà flashé une bonne vingtaine.
Je suis gentil, je la force pas à traverser au rouge.
Les Japonais ont pour habitude d'attendre vraiment,
même s'il n'y a personne sur la route. Il est 3 h du matin,
il n'y a aucune voiture qui roule à deux kilomètres.
T'attends quand même.
Et la dernière séquence se passe sur des toits parisiens.
C'est la première fois que je retourne entièrement une séquence.
Et oui, il faisait beaucoup trop moche la première fois.
On a retenté le lendemain et les couleurs étaient beaucoup plus jolies.
On doit tourner le dernier plan du court métrage
On doit traverser Paris.
Comme c'est les grèves, il n'y a pas de métro.
La seule solution qu’on a trouvé, c'est tous de louer des vélos.
Fin de tournage pour Minori 2.
Merci beaucoup.
On termine par une projection en avant première du court métrage à Paris.
et c'est officiellement terminé pour l'aventure Fujisan.
J'espère que vous avez apprécié ce petit voyage.
Vous imaginez même pas la quantité de bons souvenirs que j'ai de ce tournage.
Et moi, je n'ai qu'une hâte, c'est pouvoir repartir pour raconter
pour raconter des nouvelles histoires.

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